Interview Moussa Kone – HipHop Film Festival CI

  1. Cinéma
 Interview Moussa Kone – HipHop Film Festival CI

Né à New York, le Hip-Hop Film Festival est un évènement qui met en avant deux cultures : celle du cinéma et celle du hip-hop. Deux moyens d’expression artistique qui sont complémentaires et interagissent en général l’un avec l’autre. Cette année, se tiendra à Abidjan une édition de ce festival qui sera consacrée à l’Afrique. Dans ce cadre, nous avons échangé avec Moussa KONE, organisateur de cette édition ivoirienne, qui nous donne sa vision du 7ème art, du hip-hop, et nous explique ce qui l’a amené à lancer cet événement en Côte d’Ivoire.

◢  Pouvez-vous vous présenter au grand public ?

Je suis Moussa KONE, DG de Update Consulting International, cabinet agréé de traduction bilingue.

◢  Êtes-vous vous même un passionné de cinéma ou de Hip-Hop ?

Belle question. Ayant été un acteur du Hip-Hop dans le passé, je peux confirmer ma passion pour cette culture. J’ai été rappeur entre 1998 et 2005, dans mes années de lycée à Gagnoa. Mon nom d’artiste était TEAMVICK et mon groupe de rap se dénommait : »TEMPÊTE 07″ qui était composé de moi et d’un ami du nom de BIAT.  Le Hip-Hop est un univers riche (musique, danse, graffiti, cinéma). Elle engage la jeunesse et oriente forcément leur vision sur l’avenir. Aussi, initier un projet en leur faveur est une aubaine qui leur permettrait de valoriser leurs aptitudes. Le Cinéma est un monde à lui seul. Si vous lisez entre les lignes, les premiers clips qui ont révolutionné le monde de l’audiovisuel aux États-Unis, en France, en Côte d’Ivoire, en Europe et en Afrique de façon générale, ont été pour la plupart boosté par des rappeurs reconvertis en réalisateurs vidéo. Sans s’en rendre compte, ils ont donné une ligne directrice qui a été suivie par d’autres. Fusionner les efforts de chacun et créer un environnement plus favorable, n’est-ce pas ce que souhaiterait tout acteur du Hip-Hop ? Nous désirons donner l’opportunité aux artistes de se faire valoir à l’International avec un festival qui regroupe plusieurs acteurs de la culture en France, au Brésil, en Allemagne, aux États-Unis, en Suède, en Italie, au Canada….

◢  Qu’est-ce qui vous a motivé pour l’organisation du festival ? Comment vous est venue l’idée ?

Au départ, un voyage. J’ai bénéficié d’une bourse américaine pour les États-Unis. Et là, une rencontre avec des personnalités. Ma rencontre avec RICH, le représentant Afrique du Hip-Hop Film Festival New York, a été le déclic. Nous avons échangé sur divers sujets et sur le Hip-Hop, puis il m’a fait rencontrer la fondatrice, Mme CR CASPERS. C’est ainsi que le projet de représenter le fameux festival HHFF New York en Côte d’Ivoire est né. Un challenge qui mettrait en valeur les acteurs, cinéastes, acteurs, producteurs autour de valeurs communes.

◢  Pensez-vous que le 7è art et le Hip-Hop soient suffisamment liés en Afrique pour y consacrer tout un festival ?

Je répondrai par l’affirmative. En Afrique, de jeunes réalisateurs ont un potentiel qui n’est pas toujours valorisé à l’échelle internationale. Le 7è Art est un monde de création. Quand nous regardons les clips tournés en Afrique et lisons le scénario, la mise en scène, nous constatons une certaine progression qui mérite d’être félicitée . C’est pourquoi nous souhaitons continuer à les motiver. Un festival international leur permettra en plus de relever des défis, d’hausser leur niveau de travail et c’est de bonne guerre pour la suite. Tout le monde en profiterait.

◢  Quelles sont vos attentes pour ce festival ?

Qu’il permette à tout un chacun de faire connaître ses oeuvres et de bénéficier de différentes  ressources pour améliorer son travail. Il faut souligner qu’il y aura des panels éducatifs et des formations dispensées par des spécialistes venus de tout horizon (États-Unis, Côte d’Ivoire, France, Togo, Burkina Faso…)

◢  Pensez-vous que le festival pourra permettre au cinéma et au Hip-Hop africain de connaitre un nouvel élan ? De quelle façon ?

Absolument. Dans l’innovation. Les États-Unis rencontrent l’Afrique et plus précisement la Côte d’Ivoire. Cela ne peut être que productif dans un cadre d’échanges, mais aussi de suivi étant donné que le vainqueur verra son film mis en compétition au Grand Festival de New York. Nos talents ont besoin de visibilité, de formation, de pratique afin de faire évoluer leur univers cinématographique.

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