A la découverte de trois instruments de musique africaines

  1. Musique
 A la découverte de trois instruments de musique africaines

Il y a quelques jours, le groupe Trace a lancé sa nouvelle chaîne dénommée Trace Afrikora dans le but de faire la promotion des musiques ouest-africaines telles que le Mbalax, le Yéla, Wassoulou. Ces belles identités musicales qu’on ne retrouve que dans cette région de l’Afrique ne laissent personne indifférent dès les premières notes musicales. On doit bien cela aux instruments utilisés. Votre billetterie en ligne vous envoie à la découverte de quelques instruments de musique africains qui nous distillent les belles mélodies mandingues.

Le Balafon

Le premier balafon serait né dans le Royaume Sosso (XIIè siècle), entre la Guinée et le Mali. Ce balafon existe encore et est nommé Sosso Bala. L’histoire raconte qu’il était joué par Balla Fasséké Kouyaté, le Jeli (griot) personnel de Soundiata Keïta. Après avoir fait la navette plusieurs fois entre les deux pays cités plus haut, il est tranquillement posé aujourd’hui en Guinée dans le village de Niagassola, dans la famille de Balla Fasséké Kouyaté. Si les accords et les gammes sont différentes selon les dialectes, la composition reste la même pour tous. Une structure en bambou, des lames en bois et des calebasses en guise de caisses de résonance. Chaque lame est testé avec sa calebasse correspondante afin que le tout soit accordé comme on le souhaite. Le balafon se joue soit debout avec des sangles soutenant le balafon, soit assis, et on le frappe au moyen de deux baguettes recouvertes de caoutchouc. Les balafonistes célèbres sont Mory Kanté, Adama Condé, Aly Keita… Si vous aimez le balafon, eh bien, vous vous plairez surement au Triangle du balafon, un festival consacré au balafon. Il se déroule chaque année à Sikasso (Mali).

La Kora

Elle fait partie des instruments à cordes africains. Son origine se veut malienne, même si certaines sources la déclarent gambienne et ensuite introduite au Mali. C’est l’instrument préféré des griots. Elle est soutenue d’une manche d’environ 1 mètre voire 1,40 mètre. Une calebasse recouverte de peau de vache ou de veau lui sert de caisse de résonance qui produit des sons allant du plus grave au plus aigu. Généralement vous verrez une Kora avec au moins 21 cordes. Cependant, on rencontre souvent des Koras équipées de 22 à 28 cordes, notamment en pays Dogon au Mali, e t il existe même un modèle spécial de 32 cordes. La Kora demande beaucoup de concentration car la technique de cet instrument réside dans le doigté, la dextérité et la rapidité des mouvements. En plus de jouer, il faut aussi chanter ! Eh eh not easy ! Bien qu’elle soit difficile à jouer, nous avons de talentueux artistes qui la manient avec souplesse et savoir faire tels que Toumani Diabaté (le père du célèbre Sidiki Diabaté), Ballaké Sissoko, Soriba Kouyaté, Seckou Keita pour ne citer que ceux-là.

Le Tama 

Autrement appelé Tamani, c’est le tout petit tambour placé dans l’aisselle pour être joué que vous avez déjà sûrement vu à la télé. Pour la petite histoire, le Tama était utilisé comme moyen de communication télégraphique pendant des siècles en Afrique. Les explorateurs se sentaient toujours dépassés car leurs intentions étaient transmises à travers la forêt à l’aide du Tama. Ce qui donnait une longueur d’avance à nos ancêtres. Le son produit par un Tama peut être régulé très finement, à tel point que l’on dit qu’il “parle”. Le Tama est un tambour sculpté en bois en forme de sablier. Il a une longueur de 60 cm de long et 20 cm de diamètre sur lequel est monté des peaux. Les peaux sont maintenues au moyen de cerclages, mais elles sont accordées et tendues au moyen d’un laçage de cordes. La tension de la peau peut varier selon que l’on appuie fort ou pas ce qui produit des sons complètement différents. Aujourd’hui les griots s’en servent comme s’ils parlaient avec et seuls les personnes aguerries peuvent en décrypter les messages. Dans la musique Mbalax, originaire du Sénégal, le Tama joue un grand rôle. Vous l’entendrez dans les chansons de Youssou Ndour ou Viviane Chidid.

Connaissez-vous d’autres instruments de musique africains ? Partagez les avec nous 🙂

Articles similaires


Vous ne savez pas par où commencer ?


  Créer un événement

Newsletter

Ne ratez plus aucun événement